Close

Transformer les lieux de la santé mentale?

Ce sujet a 2 réponses, 1 participant et a été mis à jour par  Joan, il y a 1 mois et 1 semaine.

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Messages
  • #9229

    Joan
    Admin bbPress

    Après avoir raconté, cartographié puis exploré en images les lieux de la santé mentale, nous allons réfléchir ensemble à la transformation de ces lieux.

    Que peut-on critiquer? Doit-on souhaiter que ces lieux s’ouvrent plus à la ville? Doit-on imaginer d’autres lieux?

    Doit-on souhaiter que les hôpitaux ferment ou se réforment pour faire naître des environnements plus accueillants?

    Peut-on sortir du ghetto psychiatrique, repousser les murs de l’isolement et de l’enfermement?

    A vos plumes!

    #9240

    Joan
    Admin bbPress

    Transformer les lieux de la santé mentale, cela suppose de réfléchir aux lieux qui existent dans leur diversité et de voir comment on pourrait faire mieux.

    En premier lieu, il y a les hôpitaux psychiatriques où l’on essaie de trouver l’apaisement et le repos. Ces lieux de crise où on cherche avant tout à vous observer et à vous faire observer un traitement médicamenteux matin, midi et soir, sont souvent d’un terrible ennui.
    Il y a la cour pour les fumeurs, le poste de soins, la salle des infirmiers, les bureaux des médecins, les chambres des patients, des salles pour le sport ou l’ergothérapie le plus souvent fermées, une salle télé, parfois un babyfoot, et les chambres d’isolement pour les patients qui s’énervent. Il parait que certains services dits « ouverts » arrivent à se passer de ces chambres où le patient est enfermé à double tour.
    A l’hôpital, où tous les jours se ressemblent, on pourrait souhaiter plus d’activités thérapeutiques et plus d’entretiens avec les médecins.

    #9241

    Joan
    Admin bbPress

    Des lieux de vie en ville, ça existe?

    A part les CMP (Centre Médico-Psychologiques) qui sont des lieux de consultation et de soins donc médicalisés, d’autres lieux en ville proposent des espaces de rencontre pour les gens suivis en psychiatrie.

    Alors que les CATTP (Centre d’activités thérapeutiques à temps partiel) et Hôpitaux de jour proposent des activités à visée thérapeutique (ergothérapie, atelier journal, revue de presse, atelier cinéma, etc), il existe aussi en ville les GEMs (Groupe d’entraide mutuelle) qui sont des espaces non-médicalisés où l’on va quand on veut pour socialiser et ne pas rester seul. Ces lieux accueillent les mêmes publics, patients suivis en psychiatrie, malgré leur vocation à être des espaces citoyens (hors psychiatrie).

    Cela pose la question de la non-mixité de ces lieux de la santé mentale « en ville ». On se retrouve entre citoyens psychiatrisés et soignants (ou animateurs de GEMs) et les ponts avec l’extérieur sont rares. Se retrouver entre « pairs » est à la fois sécurisant mais aussi marginalisant.

    Faut-il souhaiter des lieux de rencontre (où des moments de partage) ouverts à la ville, où l’on puisse se retrouver en mixité (psychiatrisés et non-psychiatrisés)?

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)

Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

ItalySpainEnglish