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23 octobre 2016

Autoportrait de Joan

comme moi, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.

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J’aimerais faire connaître la Mad Pride du 10 juin 2017.

 

 

Quelles sont tes inspirations dans la viE et à quoi tu aspires?

La première réponse qui me vient à l’esprit c’est le Che Guevara mais j’admire également certains personnages comme l’architecte Oscar Niemeyer, Antoni Gaudi, Renzo Piano, Rem Koolhaas, ma mère et d’autres créatifs dont de nombreux footballeurs ou encore Keny Arkana, une rappeuse de Marseille. Mon cœur est au Brésil et en Argentine mais j’aime beaucoup Paris, Marseille et aussi l’Italie. Mes amis et la philosophie sont très importants pour moi. Côté psychiatrie, j’apprécie Tosquelles, Basaglia et le professeur Lançon mais aussi toutes ces personnes comme Alfredo Olivera qui se démènent dans l’ombre pour améliorer les choses.

J’aspire à devenir un ex-usager, à ne plus avoir affaire à la psychiatrie même s’il y aurait beaucoup à faire. J’aurais aimé devenir usager-chercheur ou plutôt ex-usager chercheur.
J’aspire à donner la parole à ceux qui veulent la prendre, à créer un média alternatif, une radio-folie ou alors organiser des cafés-folie au cœur de la cité.
J’aspire à être aimé, à faire sourire les gens et à pouvoir changer le cours du monde.
J’aspire à être un bon révolutionnaire!

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Mon métier consiste à bâtir, imaginer des espaces de vie, créer des atmosphères où on se sent bien et où on prend plaisir à se rencontrer. J’aime découvrir à chaque fois de nouveaux lieux de projets, les explorer et imaginer des solutions concrètes, c’est assez stimulant !

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Le monde de la santé mentale, la psychiatrie j’entends, n’est pas à la hauteur de la folie de l’homme, il rattrape les gens quand c’est trop tard, il est devenu un outil du politique pour sécuriser et contrôler les gens. Je pense que la réponse à la folie ne peut pas être uniquement médicamenteuse tout comme je pense qu’on ne peut pas limiter la recherche aux neurosciences.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

La folie, pour moi, c’est l’inverse de la santé mentale. J’aime ce mot car il est banni en psychiatrie. Il a cette dimension sociale et universelle, c’est un mot qui parle à tous et qui peut servir de levier pour changer le monde de la santé mentale.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

Moi, je lui demanderais de mettre les sous dans la prévention et d’agir en sorte à ce que les personnes diagnostiquées n’aient pas 15 à 20 ans de moins d’espérance de vie. Je place beaucoup d’espoir dans l’action des gens eux-mêmes pour faire bouger les choses et ne pas attendre que tout vienne du haut. Je pense aussi que la place d’usager est très délicate à assumer et que les associations dites d’usagers se livrent trop souvent à des querelles qui desservent la cause.

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