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1 novembre 2016

Portrait d’Olivia Hagimont

Comme Olivia Hagimont, fais-toi tirer le portrait par Comme des Fous en répondant à ces 5 questions.

olivia hagimont

 

 

« J’aimerais faire connaître La Mad Pride. C’est une initiative formidable. »

Quelles sont tes inspirations dans la viE et à quoi tu aspires?

Mes inspirations sont: ma grand mère qui a fait face à l’adversité, à la guerre, la mort, qui est restée 4 jours avec le corps de son mari décédé dans les années 1960, et qui à 93 ans et aveugle, déplace ses meubles, prend le RER et met des coups de cannes à celui qui osera l’insulter.

Comme lieu, ma maison, c’est ma zone de sécurité. C’est là où je suis en sécurité, avec ma famille. Au bord de la mer dans l’ouest de la France aussi, l’impression d’être la première arrivée, que tout est sauvage.

J’aspire au bonheur, à aider les autres et être en paix, n’avoir aucun regret quand je m’éteindrais.

Comment décrirais-tu ton métier et pourquoi tu l’aimes?

Passionnant. Je suis dessinatrice. J’ai accès à beaucoup de plateforme pour faire passer des messages qui me semblent nécessaires.

La confiance en soi, l’agoraphobie, le diktat de la minceur, la famille, tous les sujets psys me passionnent.

Que penses-tu du monde de la santé mentale?

Qu’il y a une énorme chape de plomb sur la santé mentale. C’est très mal vu.

Etant moi même allé à l’hôpital psychiatrique pour de l’agoraphobie sévère, j’ai vu les gens partir en courant. Certains sont restés, je les garde précieusement. Mais tout se sait très vite.

Pas très accessible non, il y a une liste d’attente énorme pour être prise en charge par les CMP (centre médico-psychologique). Glauque. Les CMP auraient bien besoin d’un coup de peinture rose. On en peut pas mettre des gens fragiles dans un endroit aussi moches et tristes.

Qu’est-ce qu’on peut tirer de positif de la folie?

Je suis très heureuse d’être tombée malade. Ça m’a permit de me mieux me connaître, de rencontrer des gens extraordinaires. De publier chez Odile Jacob, de travailler avec Christophe André.

Je suis plus forte face aux coups durs, et je sais rationaliser, rester calme. Et je sais ce que je veux.

Pourrais-tu devenir un jour ministre de la santé mentale et sinon qu’est-ce que tu lui demanderais?

J’aimerais qu’il débloque autant, sinon plus, de fonds que pour la Défense.
Qu’il se rende compte que tout le monde, toutes les couches sociales peuvent être touchées.
De faire de la santé mentale la Grande Cause de 2017.
Je voudrais qu’on en parle plus, mais pas dans le pathos. Quelque chose de drôle. Parce qu’il faut.
Je voudrais la réfection des CMP et des hôpitaux psychiatriques, une augmentation des subventions et du personnel.

 

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