« T-MAPs: Transformative Mutual Aid Practices »[ESP-ENG]

« Pratiques transformatrices d’entraide mutuelle. », atelier animé par Sascha Altman Du Brul lors du 7ème congrès mondial sur l’entente de voix‬, organisé par Entrevoces.

« MAPEA-T: Mutuo Apoyo y Prácticas Emancipadoras Activistas para la Transformación » (Taller) from Entrevoces on Vimeo.

« Voici l’idée: une grande partie de ce qu’on appelle la ‘maladie mentale’ a trait à la communication‬. Si je peux communiquer comment je me sens à l’intérieur, vous pouvez vous faire une idée de ce qui m’arrive.

J’ulise le langage de la sensibilité pour parler de moi et d’autres personnes ayant des diagnostics en santé mentale. Selon le langage du DSM, j’ai un trouble bipolaire; dans mon langage propre j’ai des dons dangereux que je dois comprendre et traiter avec respect‬. On nous a donné tant de formes de penser sur nous et sur les gens qui nous entourent.
Une des choses les plus puissantes que nous pouvons faire c’est de réécrire nos propres histoires et changer le langage que nous utilisons pour parler de nous-mêmes ». Sascha Altman DuBrul

« Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza » [IT]

Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza from torinomadpride on Vimeo.

Chi sono i matti? Che cosa fanno? Come sopravvivono?

Abbiamo visto gente in fase maniacale svuotare cantine in poche ore, schizofrenici dipingere occhi neri come lo spazio. Abbiamo documentato il quotidiano di esseri umani che nonostante le voci nella testa, la paranoia, la depressione, le visioni, le allucinazioni sono ancora in grado di alzarsi la mattina per andare a lavorare in fabbrica, vendere giornali, fare le pulizie, organizzare festival, scrivere canzoni.

Il Torino Mad Pride è un movimento di matti che cerca di interfacciarsi col mondo e con le sue istituzioni nel tentativo di restituire ai matti e alla follia un ruolo attivo nella società.
Documentare questi anni di lotte e fallimenti, che hanno dato vita al progetto di lavoro Matti a Cottimo, ci ha permesso di realizzare un film corale che si confronta faccia a faccia con il confine inesistente della normalità.

« Les Maîtres Fous », documentaire de Jean Rouch (1956)

Merci à Amina Chaa pour cet article!

Le film débute par un avertissement de la part du réalisateur. « Sans concession ni dissimulation » La cruauté et la violence de certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des spectateurs, cependant Jean Rouch souhaitait les faire participer complètement au rituel de possession, qui montre indirectement comment certains africains se représentaient notre civilisation occidentale à l’époque de la colonisation.

« Et en voyant ces visages souriants, en apprenant que ces hommes sont peut être les meilleurs ouvriers de l’équipe des WaterWork, en comparant ces visages avec ces visages horribles de la veille, on ne peut s’empêcher de se demander si ces hommes d’Afrique ne connaissent pas certains remèdes qui leur permettent de ne pas être des anormaux, mais d’être parfaitement intégrés à leur milieu, des remèdes que nous, nous ne connaissons pas encore. » Jean Rouch

Ces quelques mots mènent inévitablement à une reconsidération de ces hommes, eux que l’on pourrait penser fous. Ils sont parvenu à trouver le moyen de vivre, malgré eux, avec les européens. Ils ont su accorder les techniques nouvelles venue bouleverser leur quotidien et les survivances de leur tradition. Ces possessions annuelles leurs permettent, un temps, de sortir de leur état de soumission, de frustration, pour être les seuls maitres, fous ou non, de leurs vies. Ils sortent de la norme, le temps d’une journée, mettant leurs corps et leurs esprits à l’épreuve. Une fois pas ans ces hommes perdent leurs esprits, accueillent en eux les nouveaux Dieux, ce qui leur permet, le reste de l’année, d’être intégré à un milieu qu’on leur impose.

Source : Les Maitres Fous, de Jean Rouch

Fou à lier

Mais qu’est-ce qui a bien pu mettre ce Roland dans tous ses états? L’amour…

fou a lier

« Roland Furieux » de Jean Bernard Duseigneur, 1867

L’histoire de cette sculpture: le sculpteur s’est inspiré du Roland furieux (1516-1532) de l’Arioste, qui conte les aventures des paladins de Charlemagne. Roland, le plus valeureux d’entre eux, apprend qu’Angélique, la belle princesse du Cathay dont il est éperdument amoureux, en aime un autre. Fou de douleur, il jette son armure, déchire ses vêtements et se laisse aller à la fureur, déracinant les arbres à mains nues. Des amis chevaliers parviennent à le lier pour mettre fin à ses ravages et tenter de le ramener à la raison.

« La folie comme fait social », Livia Velpry

Parce que les troubles psychiques viennent directement perturber les interactions sociales, la relation de soin se construit et se négocie dans une dynamique spécifique, où le statut du patient et de sa parole est instable.

Comment cette dynamique évolue-t-elle dans un contexte où l’on promeut l’adhésion de la personne et de sa participation au soin, que ce soit au point de vue légal et éthique ou dans les pratiques de gouvernance et d’évaluation ? Lire la suite

Comprendre la souffrance du déraciné

Un remarquable article d’Anne-Laure sur Retour en France explique avec beaucoup de justesse que la souffrance de l’enfant déraciné est liée à la rupture du sentiment d’appartenance qui sécurise sa place “dans le monde”.

Quand on voit l’accueil réservé aux migrants et le repli de bon nombre de citoyens européens sur leurs frontières nationales, on ne peut que s’inquiéter du devenir de ces enfants venus d’ailleurs, enfants d’un monde incertain, incertains d’y trouver leur place.

En lien avec ce thème de la migration, Daniel Friedmann a réalisé cet excellent documentaire qui montre comment on peut recréer le lien rompu par une approche thérapeutique transculturelle :

Mieux vaut tard que jamais plonge dans une thérapie transculturelle ethnopsychanalytique menée à l’Hôpital Avicenne (Bobigny-93 ) qui conjugue la psychanalyse et l’anthropologie, les dysfonctionnements psychiques et la dimension culturelle de l’altérité. Elle se déroule durant deux ans, de 2008 à 2010 et a été filmée de la première à la dernière séance. Les patients sont une famille hutu-tutsi réfugiée en France et confrontée à des réticences qui font écho au génocide du Rwanda.

Déconstruire la posture professionnelle en santé mentale

Dix professionnels du médico-social et vingt usagers de la psychiatrie se retrouvent sur les mêmes bancs d’étudiants pour se former au rétablissement. Inauguré en 2015, ce diplôme d’études supérieures inter universitaires aux pratiques orientées autour du rétablissement (DESIU) vise à développer cette approche en France.

La suite de l’article ci-dessous (cliquer pour agrandir l’image):

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Voir la vidéo des étudiants du DESIU: Lire la suite

Working First 13, un accompagnement vers et dans l’emploi

Les personnes revendiquent souvent, quand elles vivent à la rue et encore plus quand elles ont eu accès à un chez soi, la volonté de travailler.

Elles veulent toutefois travailler en milieu ordinaire et refusent le plus souvent les dispositifs de travail en milieu protégé.

A Marseille, l’équipe MARSS (Mouvement et Action pour le Rétablissement Sanitaire et Social), avec l’équipe de réhabilitation du Pr Christophe Lançon et l’association HAS (Habitat Alternatif Social), en se basant sur un modèle développé aux Etats-Unis dans les années 70, a participé à la mise en place d’une équipe d’accompagnement à l’insertion professionnelle pour des personnes vivant avec un trouble psychiatrique sévère.

Cette équipe, appelée Working First 13, propose depuis fin 2014, un accompagnement vers et dans l’emploi sans limite de durée.