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20 juillet 2016

« Je suis malade », Hermano Salvatore

Paroles de Je suis malade d’Hermano Salvatore :

Couplet 1 :

Je suis malade et je gamberge sans remède l’ami
Incurable, j’ai le cancer des temps moderne, hé oui
Génération l’âme en peine, la tête bourrée de doutes
Le moral au plus bas mais c’est en l’air que l’on pourrait se foutrent
La musique est une science et promis je m’y tiens
Je laisse le docteur me soigner lorsqu’il me donne du chronik 2001
Je suis malade, ouais ! Fallait le scander
J’en ai jeté mon cahier de rap, j’écris ses rimes sur mon carnet de santé
A l’heure où mon esprit dérive dans leurs épidémies, Terrible
Pour soigner mes hystéries l’ami, j’écris des lignes
Et pire, à réitérer les mêmes fautes, j’ai pris des gifles
Un homme averti en vaux deux, dans le fond je dois être hémiplégique
Ce qui me gène ? Devine ? Quand mon hygiène de vie
Est négligé par des dizaines et des dizaines de vice
Je voulais guérir par miracle mais quand je dois rendre compte de mes actes
J’ai la même maladie que Jacques Chirac
Ils passent leurs temps à se marrer, nous on titube
Ils se font bronzer la pilule, on a du mal à l’avaler
Alors j’me crame un pers et je me convaincs que ce monde est assez beau
Si tu me crois, je te parlerai de l’effet placebo
Epanouissement professionnel ? Tu crois ces mots ? non non
Dans les tranchés, sur les chantiers, toi tu t’es cassé le dos
Moi c’est ma flemme qui me manage
Attendez, si le travail c’est la santé, alors sans dec
J’suis bel et bien malade

Refrain :

Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade

Couplet 2 :

Concrètement l’effet du mal persiste
Donc clairement je suis malade, complètement
Mon traitement s’appelle cubase SX
La nuit me chante que des mauvaises berceuses
Ma plume a accouché de gros textes
Après un déni de grossesses nerveuses
Que l’on me soigne vite, la douleur m’a dévisagée
Moi j’ai soif de vivre, la routine ma déshydraté
Visé plus haut ? Non, d’après c’que l’on me dit
J’ai la scoliose du narcissique
Voûter à force de me mater le nombril
Égoïste, soutiens minimaliste
Écarte-toi mec, j’ai choppé le virus de l’individualisme
On se tire la bourre frérot
Être unis comme les doigts d’la main, non
Même les doigts de la main ne sont pas tous égaux
Ecoute ces mots, oublie la compassion
Ici, on vie en isolement pour éviter la contagion
Des infections que l’on n’peut pas déceler
Alzheimer des temps moderne moi
J’ai perdu la mémoire de ma carte SD
Les temps sont durs, c’est la crise du budget
Vu qu’on parle avec l’argent, rentrons dans le biff du sujet
Moi j’suis un phénomène et la banquière se terrorise
Financièrement, j’suis boulimique
Alors mon compte en banque se fait vomir
Se sentir libre, c’est pas trop facile
La science me dira que mon cœur est prisonnier de ma cage thoracique
Et je me guéris avec des phases stylées
Si le bonheur est contagieux
Quel est le con qui m’a vacciné ?

Refrain:

Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, parfaitement malade
Je suis malade, complètement malade
Je suis malade, je suis … je suis malade

Outro :

A tous ceux prisonniers de leurs lits d’hôpital
Dont la douleur ne passe pas après deux dolipranes
Chimiothérapie, vivre en disant si dieu le veut
Et devoir coiffer la casquette de celui qui perdra ses cheveux
Courageux ou condamnés qui n’auront pas de nouvelles chances
Non, ou les poisseux qu’on a amputés de la mauvaise jambe
Et moi j’suis la inerte
Tu sais mon analphabétisme à comme un air de Molière #MaladeImaginaire

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