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6 mai 2016

Le handicap psychique, reconnu mais de cause inconnue

proustneuroscientist

« Pour se représenter une situation inconnue l’imagination emprunte des éléments connus et à cause de cela ne se la représente pas. Mais la sensibilité, même la plus physique, reçoit comme le sillon de la foudre, la signature originale et longtemps indélébile de l’événement nouveau. »

Albertine disparue
Marcel Proust

Dans sa présentation du handicap psychique, l’Unafam précise que : « le handicap psychique, secondaire à la maladie psychique, reste de cause inconnue à ce jour », contrairement au handicap mental dont la cause est identifiable et organique. En clair, on ne peut identifier les causes d’un trouble psychique sur un scanner du cerveau, car comme on le sait, des facteurs bio-psycho-sociaux entrent en jeu.

Peut-on vraiment dire qu’on ne connaît pas la (psy)cause? 
Et si au lieu de se pencher sur les scanners, on interrogeait les personnes concernées, l’interprétation de leur parcours, leurs mécanismes de défense et de survie?

  • le handicap psychique, secondaire à la maladie psychique, reste de cause inconnue à ce jour. Les capacités intellectuelles sont indemnes et peuvent évoluer de manière satisfaisante. C’est la possibilité de les utiliser qui et déficiente. La symptomatologie est instable, imprévisible. La prise de médicaments est le plus souvent indispensable, associée à des techniques de soins visant à pallier, voire à réadapter, les capacités à penser et à décider.

Le handicap psychique est la conséquence de diverses maladies :

  • les psychoses, et en particulier la schizophrénie
  • le trouble bipolaire
  • les troubles graves de la personnalité (personnalité border line, par exemple)
  • certains troubles névrotiques graves comme les TOC (troubles obsessionnels compulsifs)
  • parfois aussi des pathologies comme les traumatismes crâniens, les pathologies vasculaires cérébrales et les maladies neurodégénératives.

Dans le handicap psychique, c’est l’organisation qui est en cause, comme l’organisation du temps, l’anticipation des conséquences d’un acte, la possibilité de communiquer de façon participative, mémoriser, concevoir les réactions des autres… associés à la non reconnaissance des troubles, à la dénégation(le déni), à l’absence de participation sociale.
La situation de handicap rend la vie difficile pour la personne malade et son entourage.

Cinq domaines de la vie courante sont à prendre en considération au quotidien pour évaluer l’importance du handicap :

  • la capacité à prendre soin de soi
  • à établir des relations durables
  • à se former et à assurer une activité
  • à se maintenir dans un logement
  • à organiser une vie sociale et des loisirs

La connaissance des particularités de la situation de handicap psychique permet d’aider la personne malade à faire des projets et à retrouver une place parmi les autres.

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