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7 août 2020

« Révolte » de Nébuleuse Mirobolante

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Regardez votre corps de l’intérieur. 

Priez-le, exterminer le diable de la société teigneuse et les regards allumeurs des néons blafards. 

Regardez votre corps de l’intérieur…

Je suis une femme qu’on traite sans vergogne de folle et comme dirait ma chère Brigitte Fontaine  » je suis inadaptée » .

Mes tétons ne sont pas cachés sous un tissu inepte nommé soutien-gorge.

Mon corps est une histoire pleine de déboires et de gloires.

Je peux enfin l’affirmer aujourd’hui. 

Je suis une sorcière, une voyoue, une dingue, une excentrique sortie des enfers et pourtant croyante dont le cœur est doté d’une innocente rage.

Je suis une sorcière qui aimerait être salope mais pour être salope il faut exploser la gueule du viol qui a souillé votre peau de femme considérée comme petite chienne assaillie.

Dans cette guerre génocidaire contre nous, celle que l’on tait quotidiennement et transforme en banalité anodine voire romantique, nous ne sommes pas des petites capricieuses, bien au contraire.

Nous souffrons du mal que la société nous fait, tout en cherchant à sortir de l’air de l’apitoiement stérile d’un chevalier faussement puissant, courtois et surtout ridicule sur nos êtres et conditions.

Nous exigeons le droit à la dignité de nos peaux, corps, esprits et identités. 

Pour exploser la gueule de ce mal-être, il faut exorciser le regard des hommes.

Il faut faire jaillir la poilue des jambes et des bras, la putain, la prude, le garçon, la punk, la marginale ou juste la femme affranchie sans tomber dans le cliché d’une accro à la drogue, détruite par les médicaments et le Sex&Rock&Roll.

Votre injonction totale et sans demi-mesure d’indépendance pour bourgeoise dictant un faux féminisme ne marchera point pour une femme handicapée en fauteuil roulant, subissant des remarques acides et putrides sur son poids et sa condition, ni pour une bipolaire tout de même guerrière subissant des accès maniaques et dépressifs. 

La connasse libre, Femme et mirobolante peut dépendre financièrement de sa famille, d’un homme ou d’une femme.

Il faut juste oser cracher dans les idées, si ces imbéciles l’insultent, la rejettent et la démolissent pour quelques poils sous les bras ou une orientation non hétérosexuelle. 

Elle peut-être croyante et uriner des bateaux sur le dos des évêques poltrons, puritains et fachistes car Dieu est une pute divine et immaculée qui a vendu une partie de son être pour créer la Terre et la Femme.

Il n’y a pas de règlements féministes.

Le seul règlement principal est cette recherche de liberté totale d’âme qui est un chemin semé d’embûches quasi impossible mais réalisable avec beaucoup de rudesse et de cœur façonné par soi-même.

Il faut tenter de s’aimer enfin soi-même, d’aimer nos folies et nos nudités. 

La naissance est dans la chatte et sans nous, qu’on appelle hystériques ou putes, ces même gueux ne seraient pas nés et seraient encore entrain de jouer au domino dans les fesses du néant.

Et d’ailleurs ?

Pourquoi les faire naître, ces hommes?

Si c’est pour qu’un jour petit monsieur me demande de m’habiller décemment devant ses copains aux voix d’autruches mutantes et demeurées alors que je me serais tapé des mois et des mois de souffrance pour enfanter cet ingrat sexiste et influençable ?

Je veux chanter et danser seins nus dans les fontaines un jour sans qu’un père de famille moraliste et lui-même bien plus hystérique que nous, ne vienne se trimbaler avec sa pudeur étriquée.

Je veux me sentir un jour sainte presque pudibonde et un jour salope libérée avec une panoplie de nuances et de dérives cosmiques dont le garçon qui est mon âme.

Mon corps est à moi et pas au dernier clampin qui fait tournoyer sa nouille en espérant cuisiner un wok. 

Je l’explore et le fait mouiller.

Je regarde le sang s’écouler hors de ma chatte galactique sans honte et sans-gêne. 

Un jour lorsque je serai bien mieux dans ma peau et certaine, j’irais même jusqu’à faire du burlesque avec la culotte ensanglantée, sans cache-téton, juste mon corps libre dans le vent de l’affranchissement.

Je veux m’exciter moi-même, devant mon gras pendant et sexy.

Et si un régime miracle s’offrirait à moi un jour dans une publicité, je mangerais la télévision dans de la sauce tomate et une pizza aux débris de d’abrutis.

Vous voyez comme un con de femme peut la rendre intelligente et comme un concombre d’homme peut le rendre néant et béant ?

J’aime manger et parler la bouche pleine, être une bête primitive désorganisée, une clown féminiazi dont le seul crime est de s’habiller de teintes bariolées et de vouloir rétrécir les phallus qui envahissent, tels des mutants de sciences fictions, les cerveaux des hommes .

Nous sommes beaucoup à être des salopes détraquées, un peu/beaucoup  basanées, trop prudes et/ou trop spéciales. 

Les hôpitaux psychiatriques débordent de fous et de folles que sont ces psychiatres sur-médicamentant via les lobbys pharmaceutiques en diabolisant de façon arbitraire le cannabis ou même les plantes médicinales légales qui pourraient peut-être pour certaines pallier au Xanax voire même au Valium .

Renseignez-vous bien et vous verrez que la loi abolissant le métier d’herboriste en tant que profession officiellement reconnue fut instaurée sous le régime de Vichy.

Notre France serait-elle si progressiste, humaniste et ouverte d’esprit?

Non, je ne le croirai jamais.

On les shoote, les taillade à la seringue, à la piqûre forcée.

Ceux et celles qu’on nomme folles et les fous ne peuvent plus s’asseoir et si l’on se plaint, la violence institutionnelle devient effervescente.

Les blagues sur la chambre d’isolement et les camisoles chimiques ou contentions fleurissent sur le net et dans les discussion entre amitiés.

Nous sommes des bêtes marquées au bétail pendant que la fausse pseudo  bien-pensance des normopathes blaireaux se rit de nous sans risque.

Abolissons alors les insultes discriminantes à notre égard et réapproprions-nous ces langages. 

Tentons de transformer ces lois grotesques en espérant obtenir dans ce chaos consumériste, dominant, discriminant et répressif, une petite ou grande lumière colorée d’espoir.

Osons danser dans la rue, nous, Femmes, bonne sœurs lesbiennes, putes, drag-queen obèses, clochards transgenres, bipolaires excentriques, chanteuses d’opéra noire et de cité, néo-hippies, prêtres travestis, clowns dépressives .

Osons-nous affranchir de carcan patriarcal, normatif et oppressif.

Osons être dissidentes, puantes, étranges, estropiées. 

Osons le « nous-même ».

Connectons-nous aux esprits des plantes, des couleurs et des vulves.

Je suis Rouge sang.

Je ne suis ni communiste, ni anarchiste, psychopathe ou marchande de fraise.

Je suis Rouge Femme.

J’ai arrêté beaucoup d’étiquettes pour mettre un soleil dans mon âme.

Si il faut forcément boire de la bière et faire des pogos avec des tatouages destroy tout en étant athée pour être punk, j’emmerde les punk et si mes histoires sont trop galactiques et bizarres pour les néo-hippies, j’emmerde les hippies bobos.

J’avoue que j’aime l’étiquette du féminsime car elle pue merveilleusement et que je suis une féministe bizarre, regardée comme une ovni par certaines.

Pas besoin de manifester pour être forcément légitime.

Tout le monde n’est pas valide.

Je le répète.

Ces personnes ne sont pas valides mais intelligentes et leur réflexions comptent avec ce désir toujours aussi ardent de dépasser cette infantilisation de nos corps et de nos êtres.

Les Couleurs Orange et Rouge furent pour moi le fruit d’une profonde et grande libération personnelle qui est le tout petit début à peine entamé du grand chemin d’envol qui me mènera à la lumière du Jaune et du Multicolore.

Ma Racine reste Couleur Sang de Martyr de l’Art, de la Salope Libre, de la Prude et de la Merveilleuse détraquée Orangée-Rouge que je suis.

Carmin, citrouille, vermillon ou framboise-écarlate…

Peu importe.

Je suis une Couleur Chaude et une Femme chaude qui n’existe pas pour t’allumer mais pour embraser la flamme de la liberté infâme et inadaptée. 

Nébuleuse,
nebuleusemirobolante@gmail.com

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