« Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza » [IT]

Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza from torinomadpride on Vimeo.

Chi sono i matti? Che cosa fanno? Come sopravvivono?

Abbiamo visto gente in fase maniacale svuotare cantine in poche ore, schizofrenici dipingere occhi neri come lo spazio. Abbiamo documentato il quotidiano di esseri umani che nonostante le voci nella testa, la paranoia, la depressione, le visioni, le allucinazioni sono ancora in grado di alzarsi la mattina per andare a lavorare in fabbrica, vendere giornali, fare le pulizie, organizzare festival, scrivere canzoni.

Il Torino Mad Pride è un movimento di matti che cerca di interfacciarsi col mondo e con le sue istituzioni nel tentativo di restituire ai matti e alla follia un ruolo attivo nella società.
Documentare questi anni di lotte e fallimenti, che hanno dato vita al progetto di lavoro Matti a Cottimo, ci ha permesso di realizzare un film corale che si confronta faccia a faccia con il confine inesistente della normalità.

« Les Maîtres Fous », documentaire de Jean Rouch (1956)

Merci à Amina Chaa pour cet article!

Le film débute par un avertissement de la part du réalisateur. « Sans concession ni dissimulation » La cruauté et la violence de certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité des spectateurs, cependant Jean Rouch souhaitait les faire participer complètement au rituel de possession, qui montre indirectement comment certains africains se représentaient notre civilisation occidentale à l’époque de la colonisation.

« Et en voyant ces visages souriants, en apprenant que ces hommes sont peut être les meilleurs ouvriers de l’équipe des WaterWork, en comparant ces visages avec ces visages horribles de la veille, on ne peut s’empêcher de se demander si ces hommes d’Afrique ne connaissent pas certains remèdes qui leur permettent de ne pas être des anormaux, mais d’être parfaitement intégrés à leur milieu, des remèdes que nous, nous ne connaissons pas encore. » Jean Rouch

Ces quelques mots mènent inévitablement à une reconsidération de ces hommes, eux que l’on pourrait penser fous. Ils sont parvenu à trouver le moyen de vivre, malgré eux, avec les européens. Ils ont su accorder les techniques nouvelles venue bouleverser leur quotidien et les survivances de leur tradition. Ces possessions annuelles leurs permettent, un temps, de sortir de leur état de soumission, de frustration, pour être les seuls maitres, fous ou non, de leurs vies. Ils sortent de la norme, le temps d’une journée, mettant leurs corps et leurs esprits à l’épreuve. Une fois pas ans ces hommes perdent leurs esprits, accueillent en eux les nouveaux Dieux, ce qui leur permet, le reste de l’année, d’être intégré à un milieu qu’on leur impose.

Source : Les Maitres Fous, de Jean Rouch

Comprendre la souffrance du déraciné

Un remarquable article d’Anne-Laure sur Retour en France explique avec beaucoup de justesse que la souffrance de l’enfant déraciné est liée à la rupture du sentiment d’appartenance qui sécurise sa place “dans le monde”.

Quand on voit l’accueil réservé aux migrants et le repli de bon nombre de citoyens européens sur leurs frontières nationales, on ne peut que s’inquiéter du devenir de ces enfants venus d’ailleurs, enfants d’un monde incertain, incertains d’y trouver leur place.

En lien avec ce thème de la migration, Daniel Friedmann a réalisé cet excellent documentaire qui montre comment on peut recréer le lien rompu par une approche thérapeutique transculturelle :

Mieux vaut tard que jamais plonge dans une thérapie transculturelle ethnopsychanalytique menée à l’Hôpital Avicenne (Bobigny-93 ) qui conjugue la psychanalyse et l’anthropologie, les dysfonctionnements psychiques et la dimension culturelle de l’altérité. Elle se déroule durant deux ans, de 2008 à 2010 et a été filmée de la première à la dernière séance. Les patients sont une famille hutu-tutsi réfugiée en France et confrontée à des réticences qui font écho au génocide du Rwanda.

« Les folles d’enfer de la Salpêtrière », Mâkhi Xenakis

…à la Salpêtrière on prend les femmes mendiantes mais aussi de plus en plus les filles de joie, les folles les orphelines, les libertines, les protestantes, les juives, les impies, les criminelles, les paralytiques, les ivrognes, les mourantes, les sorcières, les mélancoliques, les aveugles, les adultérines, les voleuses, les homosexuelles, les épileptiques, les magiciennes, les convulsionnaires, les dépravées, les séniles, les idiotes, les cartouchiennes, les intrigantes, les érotomanes, les filles gâtées, les suicidaires, les bohémiennes, les filles grosses, les crétines, mélangées, entassées, emprisonnées, vieilles, jeunes, enfants, les familles, les voisins, les maris, demandent, dénoncent, le Roi signe, la police rafle, la Salpêtrière se construit s’organise, s’agrandit de siècles en siècles, le plus grand lieu d’enfermement des femmes, jusqu’à six mille, huit mille détenues ensemble…

Mâkhi Xenakis – Les folles d’enfer from Mâkhi Xenakis on Vimeo.

« Les enchaînés », la santé mentale au Bénin et en Côte d’Ivoire

La St-Camille donne des services psychiatriques contemporains dans ses centres comme solution autre à l’enchaînement aux arbres, à l’exclusion sociale et à l’abandon pour les personnes atteintes de maladie mentale, selon la tradition africaine. Les Amis de la St-Camille développent des réseaux locaux d’entraide et de coopération pour la Côte d’Ivoire et le Bénin.

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