« Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza » [IT]

Matti a Cottimo – Strategie di sopravvivenza from torinomadpride on Vimeo.

Chi sono i matti? Che cosa fanno? Come sopravvivono?

Abbiamo visto gente in fase maniacale svuotare cantine in poche ore, schizofrenici dipingere occhi neri come lo spazio. Abbiamo documentato il quotidiano di esseri umani che nonostante le voci nella testa, la paranoia, la depressione, le visioni, le allucinazioni sono ancora in grado di alzarsi la mattina per andare a lavorare in fabbrica, vendere giornali, fare le pulizie, organizzare festival, scrivere canzoni.

Il Torino Mad Pride è un movimento di matti che cerca di interfacciarsi col mondo e con le sue istituzioni nel tentativo di restituire ai matti e alla follia un ruolo attivo nella società.
Documentare questi anni di lotte e fallimenti, che hanno dato vita al progetto di lavoro Matti a Cottimo, ci ha permesso di realizzare un film corale che si confronta faccia a faccia con il confine inesistente della normalità.

Samedi 11 juin, la folie prend les rues de Paris [Mad Pride 2016]

Voilà que la folie se rebelle!

Enfin (!) dirons-nous, elle ose sortir de nos petites têtes et s’affirmer au grand jour pour ce qu’elle est : un enjeu de société et pas l’affaire d’un ou deux illuminés, ni le fond de commerce des laboratoires pharmaceutiques.

La folie en a assez d’être assimilée au fou furieux, à la faiblesse d’esprit, à la perte de raison, à l’inaptitude, à la déficience mentale.
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La folie nous guette, non pas comme une descente aux enfers si on s’avisait de craquer; la folie nous guette parce que nous ne sommes pas raisonnables par nature, nous avons tous des rêves fous, nous sommes tous avides de liberté.

La liberté du patient en psychiatrie, elle, est souvent bafouée, par des traitements traumatisants à l’hôpital et la mise sous médicaments à vie.
La liberté, ici, c’est d’abord celle de pouvoir se sortir du médical et retrouver le chemin de la vie en société.

La folie a la vie dure: a-social, anti-psychiatrie, anti-psychotique, anti-dépresseur, on traite la folie à coup de antis.

La folie, qu’on est tous en droit de revendiquer, c’est le droit de se lâcher, de danser, de chanter, d’exister socialement et pas juste le droit à la souffrance ou à l’oubli.

La Mad Pride, c’est la folie en marche.

La Mad Pride, c’est ceux qui ne s’arrêtent pas à l’étiquetage entre sains d’esprits et personnes diagnostiquées. Lire la suite

La tribune de la Mad Pride 2016

Nous relayons cette tribune co-signée par la Fnars (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale).

MadPride2016Dans le cadre de la défense des droits des personnes des associations humanitaires se mobilisent pour que le passage des droits formels aux droits effectifs.

L’association la « Mad Pride », créée en 2014, s’inscrit dans un mouvement de lutte contre toute forme de discrimination sociale des usagers en santé mentale. Elle s’adresse aussi à tous ceux qui sont en situation de souffrance psychique et/ou de « précarité sociale » dont la santé est menacée.

L’association « la Mad Pride » fédère, autour d’une Charte, des associations d’usagers en santé mentale, en addiction ainsi que des personnes non représentantes d’association d’usagers. Les statuts différents des membres adhérents, favorisent au sein de l’association, un dialogue qui montre que la santé mentale concerne toute personne impliquée, quel que soit son vécu, son histoire d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Participer activement aux actions de l’association, c’est aussi revendiquer, en tant que citoyen, le droit à la santé en général et à la santé mentale en particulier.

Nos objectifs associatifs visent à défendre tous ensemble, NOUS, usagers, non usagers, aidants professionnels du soin et du service social, notre citoyenneté civile et sociale au quotidien. Les usagers en santé mentale ou en situation de vulnérabilité sociale (exclusion sociale), ne sont pas des citoyens différents des autres. Membres de la Cité, nous sommes tous membres de la même communauté humaine, tous égaux en droits : droit à la santé, droit de vivre de manière décente et digne. L’Organisation mondiale de la Santé considère elle-même que la santé mentale est un problème de santé publique et invite à respecter la pleine citoyenneté des usagers et des aidants.

Depuis trois ans, notre association organise une marche citoyenne et festive dénommée aussi « Mad pride », en écho aux autres manifestations mondiales qui ont vu le jour au Canada, en Belgique, en Irlande, au Cap et aussi en France comme la « Fada Pride » à Marseille en 2015. Cet événement très médiatisé veut rappeler que l’usager en santé mentale doit être respecté, lui qui est depuis longtemps stigmatisé, disqualifié et discriminé. Lire la suite

La Mad Pride, revendiquer la folie ?

« Les fous marchent pour sortir du silence » écrivait dans Libé, Eric Favereau, pour la première édition de la Mad Pride à Paris, pendant que l’Agence France-Presse titrait « Les malades mentaux défilent contre la descrimination ».

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Le slogan « Fous, et alors ? » rappelle la récente campagne d’affichage « Une de ces personnes est handicapée psychique, et alors ? ». Ces slogans ont pour but d’interpeller le grand public, de rendre visible une population ignorée : celles des usagers des services en santé mentale.
Le terme usager désigne le patient qui bénéficie de soins en psychiatrie. Il hérite dans l’imaginaire collectif de la place qu’occupait le fou du temps où il était enfermé à l’asile. Le patient psychiatrique d’aujourd’hui, lui, se soigne en ville, hors les murs, et s’efforce pour être reconnu en tant que citoyen à part entière. Mais l’image du fou lui colle à la peau. Lire la suite