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Lien social: La difficulté d’établir des liens sociaux, de se situer dans la société en accédant à un emploi, à un logement, caractérise l’exclusion des personnes vivant avec un trouble psychique.

Loi du 4 mars 2002: La loi du 4 mars 2002, dite de « démocratie sanitaire », innove sur de nombreux points dont les principaux sont le renforcement des droits des malades et des obligations pour les professionnels de santé, la participation des usagers au système de santé et leurs nouvelles responsabilités, la qualité du système de soins.

Loi du 11 février 2005: La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées représente une véritable révolution pour le handicap et plus particulièrement pour les personnes en situation de handicap psychique. Si la loi ne parle pas directement de handicap psychique, son article 2 enlève toute ambigüité entre handicap et troubles psychiatriques. Le handicap est ainsi défini : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activités ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » Cette définition est clairement une avancée : elle met en évidence que les troubles cognitifs ou psychiques peuvent constituer une cause de handicap.
Seconde avancée : le passage d’une approche statique à une approche dynamique. La loi du 30 juin 1975 fixait, cristallisait les données en parlant « d’invalidité », en relation directe avec une maladie, l’atteinte d’un organe, d’une fonction. Cette invalidité donnait droit à la fixation d’un taux. La loi du 11 février 2005 ne classe plus en fonction des déficiences, elle interroge l’interaction avec le milieu. Cette interaction oblige à analyser les données en terme de système, donc en recherche d’un équilibre entre la personne et son lieu de vie. Il s’agit d’interroger non plus simplement la maladie, mais les effets sur la vie quotidienne.
Cette révolution conduit à quitter une approche uniquement médicale pour un travail interprofessionnel. Le travail en réseau sera centré sur le projet de vie de la personne, le premier acteur de ce réseau étant la personne elle-même.
Cette conception met en avant toute l’importance du travail de réhabilitation. Celui-ci doit permettre à la personne de vivre comme tout citoyen au cœur de la cité, quittant ainsi la fonction d’objet pour celle de sujet.

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