La longue histoire de l’intervention du juge dans les hospitalisations forcées

Merci à Virginie pour cette contribution!
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1789 :

– abolition des lettres de cachet qui étaient utilisées pour faire enfermer les « déments ».

– cette abolition est relative : si toute personne détenue par lettre de cachet doit être libérée, exception est faite pour les déments, qui ne sont libérables que sur production d’un certificat médical…

Le droit révolutionnaire prévoit que le juge doit désormais prononcer une mesure d’interdiction qui autorise le conseil de famille à maintenir la personne dans un hospice ou une maison de santé. Lire la suite

Lettre ouverte à André Bitton, président du CRPA.

ob_f72574_clap-blogMonsieur Bitton,
Nous profitons de cet espace pour vous interpeler puisque nos commentaires semblent vous déranger.
Nous saluons le précieux combat que vous menez sur le plan juridique au sein de votre association, le Cercle de Réflexion et de Proposition d’Actions sur la psychiatrie (CRPA), contre l’internement abusif et illégal.
Nous avons pris connaissance de vos communiqués sur la Mad Pride et aussi entendu votre discours sur Radio Libertaire pour nous inviter à boycotter cet événement. Nous regrettons que vos propos sur les maltraitances n’aient pas plus d’écho dans le discours officiel de la Mad Pride au-delà du gentil panneau « J’aime le CRPA » collé sur le véhicule de l’association Humapsy.
Nous comprenons en partie votre effort permanent de dénonciation concernant la Mad Pride et votre refus catégorique de vous mêler à son organisation où les personnes concernées et les sujets de fond n’ont pas toujours leur place.
Nous voudrions tout de même vous inviter à travers ce blog, et vu que vous nous censurez sur les réseaux sociaux, à vous investir aussi dans des projets collectifs où les personnes concernées auraient leur mot à dire. Il nous est très difficile d’appréhender les aspects juridiques et nous pensons que la parole des personnes concernées par la psychiatrie ne se limite pas à dénoncer des maltraitances, que nous avons d’autres choses à dire à la société. Lire la suite