« Walk Away Renée » vu par Yann Hodé [film]

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Synopsis: La mère du réalisateur, Jonathan Caouette, souffre de schizophrénie. Les traitements qu’elle suit dans la clinique de Houston où elle est hospitalisée ne lui conviennent plus. Son fils décide de la ramener dans un établissement plus proche, à New York. Il descend la chercher en voiture, puis traverse les Etats-Unis avec elle.
Le collage de séquences d’une grande inventivité formelle reconstitue le passé familial et éclaire les rapports entre la mère et le fils…

 

Qui sont les « bons schizophrènes » ? [traduction]

Merci à Lau pour cette traduction!

« Quand vous êtes désigné comme fou, avoir « le bon » type de diagnostic peut faire la différence entre une vie productive et une condamnation à perpétuité. » Esmé Weijun Wang

[Cet article est traduit de l’article Who gets to be the « good schizophrenic » ? , initialement paru en anglais sur BuzzFeed.] 

Esmé Weijun Wang

Chaque matin, je prends une petite pastille rose ; chaque soir je prends un et demi du même médicament rose. C’est, comme me l’explique mon psychiatre, ce qui m’a permis de fonctionner ces deux dernières années sans hallucinations ni délires. Mais quasi pendant toute l’année 2013, j’ai été une épave psychotique. Lire la suite

Understanding Psychosis and Schizophrenia

Comprendre la Psychose et la Schizophrénie:
Pourquoi les personnes entendent-elles parfois des voix, croient en des choses qui paraissent bizarres aux autres, ou semblent avoir perdu le contact avec la réalité, et qu’est-ce qui peut les aider.

Rapport réalisé par le département de psychologie clinique de la Société britannique de Psychologie (non-traduit en français).

Lien vers la version en anglais:
Understanding Psychosis and Schizophrenia

Lien vers la version en espagnol:
Comprender la psicosis y la esquizofrenia

Understanding Psychosis and Schizophrenia

« Je ne suis pas schizophrène… »

J’aimerais porter une réflexion sur cette expression: « Je ne suis pas schizophrène ».

Pourquoi ? Parce qu’elle est rentrée dans le langage courant pour désigner la schizophrénie comme un état pathologique de dédoublement de la personnalité.

Par cette négation « je ne suis pas… », on affirme son intégrité, je ne suis pas de ceux qui soufflent le chaud et le froid, qui défendent une chose et son contraire selon le contexte.

En clair, le schizophrène serait celui qui perd le contrôle de soi, submergé par une double-personnalité.

C’est quelque chose qui ne choque plus, le ministre de la diplomatie française a beau maîtriser les ficelles du langage pour ne froisser personne, il déclare son honnêteté à la télé par un cinglant « Je ne suis pas schizophrène… ».

Cette affirmation par la négativité ne va pas dans le sens d’une déstigmatisation des troubles psychiques, si chacun se rassure en disant en public : « encore heureux que je ne suis pas schizophrène » !

La stigmatisation commence pas les mots utilisés et je vous invite à être juste dans leur emploi, que vous soyez diplomate ou simple citoyen.

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